La campagne Anti-Vax des USA aux Philippines : les dessous d’un scandale
Je suis tombé sur une enquête ahurissante du site de journalisme Reuters.[1]
Ils ont découvert que le gouvernement américain avait lancé une campagne anti-vax sur les réseaux sociaux… aux Philippines !
Vous vous dites peut-être : Le Pentagone aurait-il eu un éclair de lucidité ?
Très loin de là !
Ils ont monté de toute pièce une fausse campagne pour jeter l’opprobre sur le vaccin chinois Sinovac… et ainsi forcer le gouvernement philippin à acheter leur Pfizer et Moderna américain.
Et tout cela avec l’aide de Mark Zückerberg, le patron de Facebook, qui a collaboré en toute connaissance de cause.
Pour citer un des officiers en charge de ce programme secret : “ Nous ne l’avons pas fait pour promouvoir la santé… mais pour traîner la Chine dans la boue”.
Je vous reproduis, ci-dessous, l’enquête en version abrégée.
Vous pouvez trouver la version complète en anglais à la fin de cette page, sous l’onglet “Sources”.
Plus de 300 faux comptes créés par le Pentagone sur Twitter
Au plus fort de la pandémie de COVID-19, l’armée américaine a lancé une campagne secrète pour contrer ce qu’elle percevait comme l’influence croissante de la Chine aux Philippines.
Elle visait à semer le doute sur la sécurité et l’efficacité des vaccins et autres aides vitales fournies par la Chine.
Par le biais de faux comptes internet qui se faisaient passer pour des comptes philippins, les efforts de propagande de l’armée se sont transformés en une campagne anti-vaccination.
Des publications sur les réseaux sociaux dénonçaient la qualité des masques, des kits de test et du premier vaccin disponible aux Philippines – l’injection Sinovac de la Chine.
Un exemple de post créé par le gouvernement américain sur Twitter. On peut y lire “#LaChineEstLeVirus Vous voulez de ça ? Le COVID vient de Chine et les vaccins viennent de Chine…” Twitter a depuis supprimé le post et le compte.
Reuters a identifié au moins 300 comptes sur Twitter, qui correspondaient aux descriptions partagées par d’anciens responsables militaires américains familiers de l’opération aux Philippines.
Presque tous ont été créés à l’été 2020 et partageaient le slogan #Chinaangvirus – ce qui signifie en tagalog « la Chine est le virus ».
Après que Reuters a interrogé X (ex Twitter) au sujet des comptes, Twitter a supprimé les profils. Cela n’a évidemment rien d’un hasard..
Trump et Biden étaient dans le coup
Le programme militaire a commencé sous l’ancien président Donald Trump et s’est poursuivi plusieurs mois après la prise de fonction de Joe Biden, a découvert Reuters.
Les porte-parole de Trump et Biden n’ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant le programme clandestin.
Un haut responsable du ministère de la Défense a reconnu que l’armée américaine s’était engagée dans une propagande secrète pour discréditer le vaccin chinois dans le monde en développement. Mais il a refusé de donner plus de détails.
Au total, les faux comptes utilisés par l’armée américaine avaient des dizaines de milliers de followers pendant le programme.
“Nous ne regardions pas cela d’un point de vue de la santé publique,” a déclaré un haut responsable militaire impliqué dans le programme. “Nous cherchions à traîner la Chine dans la boue.”
Facebook a collaboré activement à cette campagne secrète
Les dirigeants de Facebook avaient d’abord approché le Pentagone à l’été 2020.
Ils ont averti l’armée que les employés de Facebook avaient facilement identifié les faux comptes qu’eux (le Pentagone) avaient créés.
Selon Facebook, le Pentagone violait les politiques de la plateforme en opérant les comptes fictifs et en diffusant du contenu anti-vax.
L’armée, pilotée par le Pentagone, a argumenté que beaucoup de ses faux comptes étaient utilisés pour la lutte contre le terrorisme et a demandé à Facebook de ne pas supprimer le contenu.
Et Facebook a accepté !
Aujourd’hui encore, certains des comptes sont restés actifs sur Facebook.
Mais le plus pénible, c’est qu’en 2021, le Pentagone change sa stratégie et fait un virage à 180°.
Après avoir été anti-vax, le gouvernement américain se lance dans une immense propagande pro-vax.
Anti-vax puis Pro-vax, le Pentagone n’a aucune cohérence
Au printemps 2021, le Conseil de sécurité nationale (NSC) a ordonné à l’armée d’arrêter tous les messages anti-vaccin.
“On nous a dit que nous devions être pro-vax, pro-tous-les-vaccins”, a déclaré un ancien haut responsable militaire qui a aidé à superviser le programme.
Malgré cela, Reuters a trouvé certains messages anti-vaccin qui ont continué jusqu’en avril et d’autres messages trompeurs liés au COVID qui ont perduré jusqu’à cet été.
Le haut responsable du ministère de la Défense a déclaré que ces plaintes avaient conduit à un examen interne à la fin de 2021, qui a révélé l’opération anti-vaccin. Sans donner plus de détails…
Croire à tous les complots, c’est être crédule. Ne croire à aucun complot, c’est être aveugle.
Nous n’avions déjà plus aucune confiance dans nos gouvernements suite à la gestion de la crise COVID.
L’enquête de Reuters ne fait que confirmer que nous avions raison de douter du bien fondé des décisions sanitaires.
Ces décisions n’avaient aucun rapport avec une “menace mondiale pour la santé”.
Il s’agissait d’une énième guéguerre entre des puissances mondiales qui voulaient avoir leur part de marché dans ce nouveau business juteux des vaccins.
Chine, USA ou France, même combat : ces gouvernements n’ont probablement jamais cru aux vaccins qu’ils ont injectés à la population.
Tantôt pro-vax pour étendre leur lobby pharmaceutique, tantôt anti-vax pour tuer la concurrence, nos gouvernements n’ont fait preuve d’aucune cohérence. À croire qu’ils ne sont mus que par l’ambition démesurée ?
Comme j’aime à dire : croire à tous les complets, c’est être crédule ; mais ne croire à aucun complot, c’est être aveugle.
Prenez soin de vous,Thibaut Masco de Santé Non Censurée
Source : [1] https://www.reuters.com/investigates/special-report/usa-covid-propaganda/
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